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Le point sur la situation macro économique avant de boursicoter dessus

Les plans de relance fonctionnent globalement sur un plan économique, alors qu’ils provoquent également un endettement des Etats toujours plus marqué. Les Etats tirent donc leurs cartouches et font leur boulot de stabilisation et de paix social, du mieux qu’ils peuvent. Ils pompent l’argent des agents productifs, endettent les générations futures et redistribuent à tout va dans le présent. La question est : cela va-t-il payer ? Ce qui est étonnant, notamment à l’échelle d’un pays comme la France, c’est que le dernier équilibre budgétaire remonte à 1979. Cela signifie qu’au cours des trois dernières décennies, la France n’est jamais parvenue à gagner de l’argent. Elle n’a au contraire fait que perdre. Donc à quoi bon perdre encore plus et encore plus vite qu’avant en justifiant ce mouvement suicidaire par le fait que tout redeviendra à l’équilibre une fois que l’économie ira mieux… alors qu’en situation d’équilibre, le trou augmente chaque année. C’est à se demander si les Etats ne savent pas déjà qu’ils ne rembourseront jamais… Peut etre vaut il mieux trader en bourse avec un broker d'option binaire comme optionweb, autorisé en France. En 2009, près de 3% du PIB mondial a été injecté par les Etats. En clair, les Etats se sont endettés pour s’acheter de la croissance économique, au lieu de restructurer le piège dans lequel tout le système est tombé. Cela revient à acheter du temps. Nous avons transféré la dette du privé vers le public, en tablant sur la plus grande solidité des collectivités. L’inévitable château de carte ne peut pourtant que s’effondrer à terme. Mais justement, c’est ce terme qui est reculé par le biais de ce transfert du risque. Autant en tenir compte au moment où vous allez boursicoter sur les variations des indices boursiers. Il faut garder à l'esprit que ce n'est pas le boulot du courtier que de vous guider avec succès dans le dédale macro économique mondial. Lire l'avis sur le courtier XTB de BestCFD.

Consommation des ménages US et niveau de chômage se redressent

COURT TERME

Les dépenses de consommation des ménages USse sont redressées. C’est un point positif qui montre le succès des plans de relance US. Cette tendance à progresser entre 0 et 2% a toutes les probabilités de se maintenir en place pour le premier semestre 2010.


LONG TERME

Entre les départs à la retraire des baby boomers qui perdent 30% de pouvoir d’achat en moyenne au passage, le désendettement massif, l’absence de hausse de l’immobilier, les perspectives à horizon plusieurs années sont mauvaises. Je ne crois pas une seule seconde que la consommation repartira comme avant dans les pays occidentaux. D'où l'intérêt de sites comme http://www.optionbinaire.ch/.


COURT TERME

Le nombre de chômeurs continue à augmenter mais cet indicateur est retardé et n’apporte que peu d’intérêt pour appréhender l’avenir. Cependant, on constate que les demandes initiales d’allocations chômageont nettement baissé en 2009, ce qui ressemble au scénario habituel d’une sortie de récession comme le montre le graphique suivant :


LONG TERME

A ce jour, nous ne savons pas de quelle manière va se manifester la deuxième vague de la crise financière et surtout, son impact sur la situation économique. Il n’y a pour moi aucune visibilité sur le taux de chômage. D’un côté, le départ des baby-boomers va libérer de l’espace sur le marché du travail, mais de l’autre, la situation économique risque de ne pas être rose pour plusieurs années. Je suis incapable d’avoir une conviction sur l’issue !

Les éléments qui militent pour une croissance faible au premier semestre

COURT TERME

On constate aussi que les ISM manufacturiers et non manufacturiersont rebondi de manière incontestable, même si l’indice non manufacturier titille toujours la barrière des 50, seuil des récessions. Déjà deux ans de stagnation.


LONG TERME

Aucune idée à ce jour. Il faut attendre la fin de l’année 2010 pour en savoir plus !


COURT TERME

Le crédit distribué par les banques commerciales USpoursuit sa contraction.


LONG TERME

Fondamentalement, ce reflux est sain. Mais les conséquencessont énormes. Je ne vois pas comment on peut revenir au niveau de la consommation antérieure aux US, en sachant que les ménages ne s’endettent plus aussi fort. Cela signifie que la consommation va se reconnecter avec la seule progression des revenus. A long terme, nous avons encore besoin de temps pour confirmer la nouvelle tendance à la contraction des crédits, mais tous s’accordent à dire qu’une fois un mouvement de désendettement enclenché, il n’y a pas de retour en arrière tant que les dettes ne sont pas épongées.


COURT TERME

Le taux d’épargne des ménages USplafonne à 5%. Pour info, en France, lemême taux atteint 17% des revenus en 2009 classant la France parmi les pays qui épargnent le plus au monde.


LONG TERME

Moins de dettes, plus d’épargne, l’argent disponible pour la consommation ne peut que manquer et limiter la croissance économique US fondée à 70% sur cet aspect. A long terme, il me semble impossible d’anticiper un retour de la confiance et une diminution du taux d’épargne vers les 1% des revenus.


COURT TERME

Les ventes de véhicules trahissent ce problème insoluble de consommation. Elles stagnent sur les plus bas. General Motos a annoncé avoir décidé de fermer Saab. Un bon point, compte tenu de l’excès de l’offre.


LONG TERME

L’immobilier et les véhicules sont des poids lourds de laconsommation des ménages. Si mon scénario de deuxième crise financière se réalise, il n’y aura pas de rebond des ventes, à moins qu’il y ait des plans de stimulations des ventes, comme en France, où on se réjouit d’un record de ventes pour l’année 2009,ce qui a coûté quelques centaines de millions de plus à la collectivité. Au point où nous en sommes, la dépense est minime et évite probablement beaucoup de tensions sociales...

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